La langue française à l’honneur !

A l’occasion de la Journée européenne des langues, et des 25 ans de la loi « Toubon » relative à l’emploi de la langue française, retour sur un an d’actualité de promotion de la langue française.

En 2018, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) présentait, en collaboration avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), son Observatoire « Publicité & Langue française ».

L’occasion pour nous de faire le point sur les actions de l’ARPP dans ce domaine et d’interroger Laura Montariol, juriste-conseil, en charge des questions liées à l’emploi de la langue française.

Quelle est l’implication de l’ARPP dans la promotion de la langue française ?

L.M. – Toutes les publicités doivent pouvoir être comprises par les consommateurs : c’est l’objet de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, dite « loi Toubon » dont l’ARPP veille à la bonne application.
Ainsi, si l’emploi du français n’est pas exigé en publicité, une traduction doit être apportée aux termes étrangers. Cette traduction se doit d’en refléter le sens, mais peut être créative.

La richesse de la langue française, vivante et moderne, permet des possibilités infinies !

L’ARPP participe-t-elle à la diffusion de ces bonnes pratiques ?

L.M. – D’abord au travers des conseils tous médias et des avis sur les publicités audiovisuelles que l’ARPP rend quotidiennement sur des projets de messages en sensibilisant les professionnels notamment à la bonne application de la Recommandation de l’ARPP « Mentions et renvois ».

Mais aussi dans le cadre de l’Observatoire « Publicité et langue française », qui a pour objectif de montrer qu’il est possible de faire rimer langue française et efficacité publicitaire. L’inventivité se retrouve dans tous les domaines, avec notamment l’utilisation de jeux de mots, d’inventions verbales, de calembours, de paronomases.

L’ARPP a également participé au concours « Jeunes talents francophones de la publicité : #stopauxinfos », dont l’objectif était de concevoir des projets de campagnes publicitaires permettant de sensibiliser le grand public aux dangers des infox, à l’initiative de la DGLFLF (Ministère de la Culture) et de L’UNION francophone.

Le rayonnement de la langue française passe aussi par la communication au grand public d’équivalent français à des expressions étrangères, qui ne sont pas toujours compréhensibles pour tous.

C’est d’ailleurs le cas du terme « infox », équivalent français de l’expression « fake news », et formé par « information » et « intoxication ».
Il a été créé grâce au dispositif d’enrichissement de la langue française, composé d’une Commission ayant pour rôle de donner une dénomination française à des termes, qui n’en n’ont pas encore.
L’ARPP intervient dans ces groupes d’experts, notamment dans le Collège « Culture et médias ».

Comment se déroule une session du Collège de terminologie ?

L.M – Le Collège examine des termes étrangers dont l’usage est observé en France, dans les médias, par le grand public.
Il propose des définitions et des traductions adaptées aux enjeux de la société, qui seront par la suite publiées au Journal Officiel, afin de rendre leur emploi obligatoire dans les textes légaux et règlementaires.

On peut les retrouver sur le site http://www.culture.fr/franceterme, qui fera l’objet d’une refonte complète et d’une application mobile en mars 2020, à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie.

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